Silence Tornero

 

Silence  Tornero




Le tumulte s'efface aux portes de la nuit,


Le monde las s'endort, l'agitation fuit.


S'ouvre alors le royaume où plus rien ne se ment,


Le règne souverain d'un invisible amant :


Le silence sacré, cette immense promesse,


Qui vient coiffer la terre d'une sainte caresse.


​Il n'est pas un néant, il n'est pas un oubli,


Il est le souffle pur dont le cœur est rempli.


Comme une eau transparente au fond d'une vallée,


Il apaise l'esprit et l'âme esseulée.


Dans son ombre légère, les larmes se tarissent,


Et les vieux souvenirs doucement s'embellissent.